Des rappels qui encouragent au lieu de harceler : comment nous les avons conçus

La plupart des applis vous interrompent. Nous voulions quelque chose qui ressemble plutôt à un ami qui vous tape sur l’épaule.

Des rappels qui encouragent au lieu de harceler : comment nous les avons conçus

Quel est le problème des rappels dans la plupart des applis ?

Les rappels ont été la chose la plus difficile à construire, et la fonctionnalité que nous avons le plus réécrite. Non pas que la technique soit compliquée — elle ne l’est pas — mais parce que la différence entre un coup de pouce utile et une notification agaçante est presque entièrement une affaire de ton.

La plupart des notifications d’applis sont conçues pour vous faire revenir. Elles sont écrites à l’impératif, elles suggèrent une urgence qu’elles n’ont pas, et elles traitent votre attention comme une proie à capturer.

Cette approche fonctionne, au sens étroit où elle produit des ouvertures. Elle produit aussi ce que tout le monde finit par faire : couper les notifications entièrement. Et une appli dont les rappels sont en sourdine est une appli que vous avez cessé d’utiliser — vous ne l’avez simplement pas encore supprimée.

Pourquoi un rappel ne doit-il jamais fabriquer de l’urgence ?

Rien dans le fait de capturer un souvenir n’est urgent. Si vous sautez une semaine, rien n’est perdu — les photos sont toujours dans votre téléphone, et dimanche prochain fera très bien l’affaire.

Nos rappels ne disent donc pas « Ne perdez pas ce moment ! » et ne font aucun compte à rebours. Ils posent une question et s’en vont : quelque chose à garder cette semaine ? Parfois, la réponse honnête est non. C’est un très bon résultat, et le rappel ne devrait pas laisser entendre le contraire.

Qui doit contrôler le rythme des rappels — vous ou l’appli ?

Aucun algorithme malin ne décide quand vous solliciter, et c’est délibéré. Le déclenchement algorithmique optimise l’engagement, et l’engagement n’est pas ce que l’on attend d’une appli à souvenirs.

À la place, vous choisissez : quotidien, hebdomadaire ou mensuel — et l’heure exacte. Par histoire, pour qu’un nouveau-né puisse être quotidien pendant qu’une histoire de vacances reste silencieuse jusqu’à votre départ.

Nous pensons que l’hebdomadaire sera le rythme idéal pour la plupart des histoires — un retour sur la semaine, le dimanche soir. Le quotidien est surtout fait pour les jeunes parents la première année — et seulement la première année. Le mensuel convient aux histoires longues et lentes — une année scolaire, une rénovation de maison. Le créneau du soir s’impose naturellement. Personne ne veut qu’on lui demande de se recueillir à 8 h un mardi matin.

Pourquoi doit-on pouvoir ignorer un rappel sans aucune pénalité ?

C’est la règle qui a mis le plus de temps à s’imposer. Un rappel ne doit entraîner aucune pénalité quand on l’écarte — pas de série à briser, pas de compteur qui retombe à zéro, pas de badge qui accumule de la culpabilité non lue.

Les séries sont extrêmement efficaces pour installer un comportement quotidien, et complètement déplacées ici. Une personne qui a manqué trois semaines parce que la vie était dure n’a pas besoin qu’une appli le lui fasse remarquer. Elle a besoin que le prochain rappel arrive exactement aussi amical que le précédent.

Les questions battent les ordres. « Ajoutez un moment » sonnait comme une tâche. « Quelque chose à garder cette semaine ? » sonnait comme un ami qui demande. Même action, réaction complètement différente. Le précis bat le générique : un rappel qui nomme l’histoire touche plus juste qu’un rappel passe-partout, parce qu’il vous rappelle pourquoi vous faites tout cela.